Amaya Eguizabal (Madrid-1966)
Diplômée des Beaux-Arts à Madrid (1989), elle vit et travaille en France.
Personnalité à plusieurs facettes elle se consacre à la peinture ainsi qu’à la création textile.
Son travail plein de poésie est axé sur les couleurs qui deviennent des symboles dans une  recherche d’innocence, d’une représentation presque naïve et onirique qui nous ramène à des temps mythiques de paradis perdus. C’est un langage de métaphores qui se faufile entre la trame des compositions « hors cadre ». Elle tient à garder le métier « artisanale » du peintre en préparant elle-même ses supports, à l’ancienne. Les techniques mixtes stimulent son langage pictural. Le papier est un support de prédilection.

«J’essaye de représenter mon chaos intérieur,  et la présence du moment que demande l’acte de peindre est imbue d’émotions antiques et ancestrales cachées dans mes cellules, c’est une transmission vécue depuis la nuit des temps qui jaillit …».

Elle partage actuellement son activité de peintre avec l’enseignement en Histoire de l’Art et Arts Plastiques à L’ Ecole de Cinéma et Théâtre La Générale, à Montreuil.

« Le recours à la poésie m’est aussi précieux dans l’existence que la rencontre de certains mondes. Je vous indique, pour celles et ceux qui seraient passés un peu trop furtivement devant une toile d’Amaya Eguizabal, une expérience vertigineuse semblable à la lecture de certains auteurs. Je pense tout particulièrement à Julio Cortázar ou Fernando Pessoa. J’en conviens, la première impression n’est pas lisible d’emblée. Mais une fois le temps « ajusté » vous êtes débordé par vous-même, si cela vous va… Cette peintre est arrivée ici … devant vous. Quelqu’un face à  cette réserve,  cachée  tel un  trésor, ne put s’empêcher de chuchoter : « L’on peut murmurer fort! »  Et si rien ne semble immédiat, ici presque tout sera. C’est en vous !  »

Texte écrit par Sandra Detourbet, 2013